Caresses Interdites au Paradis

Par Tonkix
Caresses Interdites au Paradis
**Caresses Interdites au Paradis** L’air conditionné du hall du *Luxor Spa* chuchotait doucement, comme s’il craignait de perturber le silence doré qui enveloppait les lieux. Les murs, recouverts de marbre noir poli, reflétaient la lumière ambrée des lustres en cristal, créant un jeu d’ombres et de reflets qui dansait sur les meubles en cuir italien. Lara ajusta la bandoulière de son sac sur son épaule, sentant encore le poids de la journée collé à sa peau—réunions interminables, décisions qui ne pouvaient attendre, l’odeur du café réchauffé et la sueur froide des mains qui serraient les siennes dans des accords valant des millions. Mais ici, dans ce refuge, le monde extérieur semblait n’être qu’un lointain souvenir, quelque chose qu’on pouvait laisser derrière soi comme un vieux manteau. Elle respira profondément, inhalant le parfum des lieux : lavande, santal et quelque chose de plus subtil, presque imperceptible, comme le frôlement d’une main qui aurait à peine effleuré sa nuque. Le réceptionniste, un homme au sourire impeccable et à la voix veloutée, leva les yeux de sa tablette. — Bonsoir, madame Viana. Monsieur Daniel vous attend déjà. Lara hocha la tête, laissant ses doigts glisser sur le comptoir en bois sombre. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait au *Luxor*, mais il y avait quelque chose de différent ce soir-là. Peut-être était-ce la fatigue, cette sorte d’épuisement qui ne venait pas seulement du corps, mais de l’âme, comme si chaque muscle était tendu non seulement par le stress, mais par une tension plus ancienne, plus profonde. Ou peut-être était-ce le nom qui avait résonné sur les lèvres du réceptionniste—*Daniel*—un nom qu’elle avait entendu chuchoter entre amies, toujours accompagné d’adjectifs comme *magique*, *intuitif*, *dangereux*. — Il sait que c’est moi ? demanda-t-elle, plus par curiosité que par inquiétude. Le réceptionniste sourit, énigmatique. — Monsieur Daniel préfère ne pas connaître les noms avant les séances. Il dit que cela l’aide à lire le corps sans préjugés. Lara arqua un sourcil. *Intéressant.* Elle aimait les hommes qui savaient jouer. Et, d’après ce qu’elle avait entendu, Daniel n’était pas seulement doué dans ce qu’il faisait—il transformait un simple massage en une expérience presque… *sacrée*. — Par ici, madame. Elle suivit le réceptionniste le long d’un couloir éclairé par de petites lampes encastrées dans le sol, chaque pas étouffé par l’épaisse moquette. Les portes des salons étaient en bois massif, avec des poignées en bronze, et en passant devant l’une d’elles, Lara entendit un soupir bas, presque un gémissement, suivi d’un rire étouffé. *Quelqu’un prenait plus de plaisir que prévu.* Elle mordit sa lèvre inférieure, sentant une chaleur inattendue monter le long de ses cuisses. Le réceptionniste s’arrêta devant une porte au bout du couloir et l’ouvrit d’un geste discret. — Monsieur Daniel va vous recevoir maintenant. Lara entra. L’espace était plus petit qu’elle ne l’avait imaginé, mais non moins luxueux. Les murs, peints dans un bleu pétrole, absorbaient la lumière douce des bougies disposées dans des niches, créant une atmosphère d’intimité presque religieuse. Au centre, une table de massage recouverte de draps de lin blanc, impeccablement tendus, semblait flotter sur un tapis persan. À côté, une petite table en bois supportait des flacons de verre ambré, des bouteilles d’huile et un diffuseur d’arômes qui exhalait un parfum chaud, boisé, avec des notes de patchouli et de vanille. Et puis, lui. Daniel était de dos, ajustant la température de la pièce avec une télécommande. La chemise blanche, aux manches retroussées jusqu’aux coudes, moulait ses larges épaules, et les muscles de son dos bougeaient sous le tissu avec une fluidité qui trahissait des années de pratique. Ses cheveux sombres, légèrement humides, retombaient en vagues désordonnées sur sa nuque, et Lara eut soudain envie d’y passer les doigts, de sentir s’ils étaient aussi doux qu’ils en avaient l’air. Il se retourna. Et voilà : ce visage. Il n’était pas beau au sens classique—ses traits étaient marqués, presque rustiques, avec une mâchoire forte et des sourcils épais qui ombrageaient des yeux verts, profonds comme des flaques d’eau stagnante. Mais il y avait quelque chose en lui, une intensité qui faisait vibrer l’air entre eux. Quand leurs regards se croisèrent, Lara sentit un frisson lui parcourir l’échine, comme s’il la touchait déjà. — Bonsoir, dit-il, la voix basse, rauque, comme s’il venait de se réveiller. — Mettez-vous à l’aise, je vous en prie. Lara hésita une seconde. D’habitude, elle se déshabillait déjà, s’abandonnant à la routine du massage. Mais quelque chose, ce soir-là, lui donnait envie de prolonger le moment. Peut-être était-ce la façon dont il la regardait—non comme une cliente, mais comme une femme. Ou peut-être était-ce l’odeur de l’huile qu’il frottait entre ses paumes, chaude et séduisante, promettant bien plus qu’un simple soulagement musculaire. — Vous préparez toujours l’ambiance comme ça ? demanda-t-elle, laissant son sac glisser de son épaule pour se poser sur un fauteuil en velours. Daniel inclina la tête, un sourire lent se dessinant sur ses lèvres. — Ça dépend. Certaines personnes ont besoin de silence. D’autres, de musique. — Il désigna un petit haut-parleur encastré dans le mur, d’où s’échappait une mélodie douce, un mélange de harpe et de sons d’eau courante. — Et certaines… — il fit un pas en avant, les yeux ne quittant jamais les siens — ont besoin de quelque chose de plus. Lara sentit son cœur s’accélérer. *Il flirtait avec elle.* Ou peut-être n’était-ce que sa manière de travailler, une technique pour détendre les clients. Mais, pour la première fois depuis longtemps, elle s’en moquait d’être juste une cliente de plus. — Et de quoi *j’ai* besoin ? demanda-t-elle, la voix plus basse qu’elle ne l’aurait voulu. Daniel ne répondit pas tout de suite. Au lieu de cela, il s’approcha encore, jusqu’à ce que son parfum—savon, cuir et quelque chose de sauvage, comme de la terre mouillée—emplisse l’espace entre eux. Il tendit la main, non pour la toucher, mais comme s’il lui offrait quelque chose d’invisible. — Laissez-moi découvrir. Lara retint son souffle. Il y avait une promesse dans ces mots, une promesse qui allait au-delà du professionnel. Et, mon Dieu, comme elle avait envie de l’accepter. Sans rompre le contact visuel, elle porta les mains dans son dos et tira la fermeture éclair de sa robe, la laissant glisser le long de ses épaules et tomber à ses pieds dans un mouvement fluide. En dessous, elle ne portait qu’une culotte en dentelle noire, si fine qu’elle semblait à peine exister. L’air frais de la pièce effleura sa peau, faisant durcir ses tétons. Daniel ne bougea pas. Mais ses yeux—ah, ses yeux—descendirent le long de son corps comme une caresse, lents, délibérés, comme s’ils mémorisaient chaque courbe, chaque ombre. Quand il la regarda à nouveau, il y avait du feu en eux. — Allongez-vous, dit-il, la voix maintenant plus rauque. — Sur le ventre. Lara obéit, montant sur la table et s’allongeant sur le drap frais. Le tissu était doux contre sa peau, mais pas autant qu’elle imaginait que le seraient les mains de Daniel. Quand il s’approcha, elle sentit la chaleur de son corps irradier, même avant tout contact. — Fermez les yeux, murmura Daniel, et Lara obéit. Le premier contact fut léger, presque imperceptible. Ses doigts effleurèrent sa nuque, traçant un chemin lent jusqu’à ses épaules, comme s’il dessinait quelque chose sur sa peau. Lara soupira, sentant ses muscles se détendre sous cette caresse, mais aussi quelque chose de plus—une étincelle, une attente, une question sans mots. — Vous êtes très tendue, murmura-t-il, et elle sentit son souffle chaud près de son oreille. — Mais ce n’est pas seulement le travail, n’est-ce pas ? Lara ne répondit pas. Elle ne pouvait pas. Parce qu’à ce moment-là, ses mains glissèrent vers le bas, contournant ses omoplates, appuyant avec une fermeté qui fit se recroqueviller ses orteils. Et puis, quand elle s’y attendait le moins, ses pouces trouvèrent un point précis dans son dos, juste au-dessus de la taille, et appuyèrent avec une précision chirurgicale. Un gémissement lui échappa. Daniel s’arrêta. Lara retint son souffle. Et puis, très lentement, il se pencha sur elle, jusqu’à ce que ses lèvres frôlent presque sa peau, près de son oreille. — Voyons ce que je peux encore soulager, murmura-t-il. Et à cet instant, Lara sut que le massage venait à peine de commencer. L’air dans la pièce était dense, chargé du parfum de l’huile de santal et de quelque chose d’autre—quelque chose que Lara ne parvenait pas à nommer, mais qui semblait s’enrouler autour de sa peau comme une invitation. Les mains de Daniel s’étaient immobilisées un instant, comme s’il sentait lui aussi le poids de ce moment, la frontière ténue entre le professionnel et l’interdit. Elle respira profondément, la poitrine pressée contre la table, les tétons déjà durcis sous le tissu fin du peignoir qui la couvrait à peine. Puis, il recommença à bouger. Ses doigts glissèrent le long de sa colonne vertébrale dans un rythme lent, presque paresseux, comme s’ils avaient tout le temps du monde. Lara ferma les yeux, mais l’obscurité derrière ses paupières ne fit qu’amplifier la sensation : la chaleur de ses mains, la texture rugueuse de ses doigts, la pression calculée qui faisait céder ses muscles. C’était un massage, oui, mais il y avait quelque chose de différent maintenant. Quelque chose qui ne figurait dans aucun manuel. — Vous retenez beaucoup de choses, murmura-t-il, la voix basse, presque un ronronnement. Ici. Un de ses pouces appuya sur la base de sa nuque, là où la tension s’accumulait comme un nœud. Lara laissa échapper un soupir involontaire, le son se mêlant au bruit doux de la musique d’ambiance. Mais au lieu de continuer, Daniel s’arrêta à nouveau. Elle sentit le poids de son corps se rapprocher, la chaleur de son souffle contre sa nuque. — Et ici, continua-t-il, et ses doigts glissèrent vers le bas, contournant la courbe de son dos jusqu’à trouver sa taille. Vous serrez tellement que ça fait mal. Lara mordit sa lèvre inférieure. Ce n’était plus seulement un massage. Plus maintenant. Ses mains traçaient des chemins qui n’avaient rien à voir avec le soulagement musculaire, et tous deux le savaient. Quand ses doigts effleurèrent le bord du peignoir, elle ne bougea pas. Ne dit rien. Attendit seulement. Daniel ne recula pas. Au lieu de cela, il se pencha davantage, jusqu’à ce que sa bouche soit près de son oreille, son souffle chaud provoquant des frissons. — Je peux ? demanda-t-il, la voix rauque. Lara savait ce qu’il demandait. Ce n’était pas à propos du peignoir. C’était à propos de tout. Jusqu’où ils pourraient aller. Ce qui se passerait si elle disait *oui*. Elle ne répondit pas avec des mots. Au lieu de cela, elle arqua légèrement le dos, un geste presque imperceptible, mais suffisant. Ses mains comprirent le message. D’un mouvement délibéré, Daniel défit le nœud du peignoir, le laissant glisser le long de ses épaules. L’air frais de la pièce toucha sa peau exposée, mais ce fut la chaleur de ses mains qui la fit vraiment frissonner. Il ne la toucha pas immédiatement. Au lieu de cela, il resta là, immobile, comme s’il mémorisait chaque détail—le contour de sa colonne vertébrale, la courbe douce de ses hanches, la manière dont la lumière douce du spa dansait sur sa peau. — Belle, murmura-t-il, et le compliment ne sonna pas comme quelque chose qu’il dirait à une cliente. Cela sonna comme quelque chose qu’il dirait à une amante. Puis, enfin, il la toucha. Ses mains glissèrent le long de ses épaules, descendant le long de ses bras, comme s’il traçait le chemin du retour. Lara sentit chaque callosité sur ses paumes, chaque différence de pression, chaque pause calculée. Quand ses doigts atteignirent ses poignets, il les tint un instant, comme s’il mesurait le rythme de son cœur. Puis, très lentement, il guida ses mains vers le haut, les posant au-dessus de sa tête, comme s’il la préparait à quelque chose. — Restez comme ça, ordonna-t-il, la voix basse mais ferme. Lara obéit. Daniel recommença à la masser, mais il n’y avait plus aucun doute sur la nature de ce contact. Ses mains exploraient chaque centimètre, glissant le long des côtés de son corps, contournant ses côtes, effleurant la courbe de ses seins sans jamais les toucher directement. Lara sentit tout son corps picoter, un courant électrique la parcourant de la nuque aux orteils. Chaque fois qu’il s’approchait d’une zone plus sensible, elle retenait son souffle, attendant, désirant. — Vous aimez ça ? demanda-t-il, ses doigts effleurant l’intérieur de sa cuisse, assez près pour faire trembler son corps, mais sans jamais franchir la limite. — Oui, murmura-t-elle, la voix presque inaudible. — Et ça ? Ses doigts remontèrent un peu plus, s’arrêtant juste en dessous de la courbe de ses fesses. Lara mordit sa lèvre, essayant de contenir un gémissement. — Oui. — Et ça ? Cette fois, ses doigts glissèrent vers l’avant, effleurant son ventre, descendant vers l’endroit où la chaleur se concentrait. Elle ne put répondre. Elle se contenta d’arquer le dos, une invitation muette. Daniel n’avança pas. Au lieu de cela, il recula, ramenant ses mains vers son dos, comme s’il jouait avec elle. Lara laissa échapper un soupir frustré, mais avant qu’elle ne puisse protester, il se pencha à nouveau, sa bouche près de son oreille. — Patience, murmura-t-il. Tout vient à point à qui sait attendre. Et puis, comme pour prouver son point, il recommença à masser ses épaules, ses pouces appuyant sur des points qui faisaient se détendre ses muscles, mais aussi tourner son esprit. Lara ferma les yeux, essayant de se concentrer sur la sensation, mais c’était impossible. Chaque contact était une question. Chaque mouvement, une promesse. Ce fut alors qu’elle sentit. Ses doigts glissèrent vers sa nuque, ses pouces massant la base de son crâne, tandis que ses autres doigts s’enroulaient dans ses cheveux, les tirant légèrement. Lara inclina la tête en arrière, exposant sa gorge, et c’est alors qu’elle le vit. Daniel la regardait. Pas comme un professionnel regarderait une cliente. Pas comme un homme regarderait une femme qu’il venait de rencontrer. Il la regardait comme s’il la connaissait déjà. Comme s’il avait déjà rêvé de ce moment. Ses yeux étaient sombres, intenses, et quand leurs regards se croisèrent, Lara sentit quelque chose en elle se briser. — Vous sentez ça ? demanda-t-il, la voix rauque. Elle n’eut pas besoin de demander ce qu’il voulait dire. Elle le sentait. Elle le sentait dans la chaleur de ses mains, dans la manière dont son corps réagissait, dans l’électricité qui semblait parcourir l’air entre eux. — Oui, admit-elle, la voix presque un murmure. Daniel sourit, un sourire lent, dangereux. — Moi aussi. Et puis, sans avertissement, il se pencha et pressa ses lèvres contre sa peau, juste en dessous de l’oreille. Ce n’était pas un baiser. C’était quelque chose de plus primitif, de plus urgent. Lara sentit sa langue effleurer sa peau, chaude et humide, et un frisson parcourut tout son corps. — Daniel…, commença-t-elle, mais les mots moururent dans sa gorge quand il la retourna soudain, la tirant vers le haut jusqu’à ce qu’elle soit assise sur la table, face à lui. Ses yeux brûlaient. — Dites-moi d’arrêter, ordonna-t-il, la voix basse mais ferme. Lara le regarda, le cœur battant si fort qu’elle pouvait l’entendre dans ses oreilles. Elle savait ce qu’il demandait. Elle savait que, si elle disait *arrête*, il reculerait. Mais elle ne voulait pas qu’il s’arrête. Pas maintenant. Pas quand chaque fibre de son être criait pour plus. Au lieu de répondre, elle tendit la main et toucha son visage, ses doigts traçant la ligne de sa mâchoire, sentant la barbe naissante contre sa peau. Daniel ferma les yeux un instant, comme s’il savourait le contact, puis, quand il les rouvrit, la décision était prise. — Lara, murmura-t-il, et le son de son nom sur ses lèvres fut presque trop. Elle ne dit rien. Elle se contenta de le tirer plus près, jusqu’à ce que leurs corps soient collés, jusqu’à ce qu’elle puisse sentir sa chaleur à travers ses vêtements. Puis, d’un mouvement rapide, elle défit le nœud de la serviette qu’il portait à la taille, la laissant tomber au sol. Daniel ne bougea pas. Il se contenta de l’observer, ses yeux parcourant son corps nu, comme s’il mémorisait chaque détail. Lara sentit son regard comme un contact physique, chaque centimètre de sa peau picotant sous cette inspection. — Vous êtes magnifique, dit-il enfin, la voix rauque. Et puis, avant qu’elle ne puisse répondre, il l’attira dans un baiser. Ce ne fut pas un baiser doux. Ce ne fut pas un baiser de masseur. Ce fut un baiser affamé, désespéré, comme si tous deux avaient attendu ce moment toute leur vie. Lara sentit sa langue envahir sa bouche, explorant, exigeant, et répondit avec la même intensité, ses mains s’enroulant dans ses cheveux, le tirant plus près. Daniel gémit contre ses lèvres, le son vibrant entre eux, puis, sans avertissement, il la repoussa contre la table, couvrant son corps du sien. Lara sentit son poids, la dureté de son désir pressant contre sa cuisse, et une chaleur liquide se répandit entre ses jambes. — Daniel, murmura-t-elle, son nom une supplication. Il ne répondit pas avec des mots. Au lieu de cela, il descendit ses lèvres le long de son cou, mordillant, léchant, laissant une traînée de feu sur sa peau. Quand il atteignit ses seins, Lara arqua le dos, s’offrant à lui, et il ne hésita pas. Sa bouche se referma sur un téton, suçant avec force, tandis que sa main libre serrait l’autre, ses doigts roulant le bout durci entre eux. Lara gémit, le son résonnant dans la pièce, et Daniel sourit contre sa peau, comme s’il savourait sa réaction. Puis, sans avertissement, il descendit davantage, ses lèvres traçant un chemin le long de son ventre, jusqu’à ce que sa bouche soit exactement là où elle le voulait le plus. — S’il vous plaît, supplia-t-elle, les mains agrippant les draps. Daniel la regarda, les yeux sombres de désir. — S’il vous plaît, quoi ? demanda-t-il, la voix un ronronnement pervers. Lara mordit sa lèvre, mais ne recula pas. — S’il vous plaît, touchez-moi. Il sourit, un sourire lent, plein de promesses. — Avec plaisir. Et puis, sans un mot de plus, il baissa la tête et fit exactement ce qu’elle avait demandé. La pièce était plongée dans une pénombre dorée, l’air épais du parfum de l’huile de jasmin et de santal, mêlé à la chaleur qui émanait de leurs corps. Lara sentait chaque caresse de Daniel comme un courant électrique, lent et délibéré, parcourant sa peau. Il avait commencé par les épaules, défaisant des nœuds de tension dont elle ignorait même l’existence, mais maintenant ses mains glissaient avec une intention différente—plus lentes, plus exploratrices. Ses pouces pressèrent la base de sa colonne vertébrale, traçant des cercles profonds, et Lara ne put retenir un frisson. Le tissu fin du peignoir en coton qu’elle portait semblait une barrière trop fragile entre eux. Daniel le remarqua. Sans un mot, il se pencha un peu plus, son souffle chaud contre sa nuque tandis que ses doigts descendaient, contournant la courbe de sa taille, ses hanches. — Vous êtes très tendue ici, murmura-t-il, la voix basse, presque un chuchotement. — Je dois travailler ces zones avec plus de soin. Lara ferma les yeux. *Soin.* Le mot sonna comme une provocation. Elle savait qu’il ne parlait pas seulement de muscles. Ses mains s’arrêtèrent juste au-dessus de ses fesses, les doigts écartés, comme s’il mesurait la limite de ce qu’il pouvait faire. Puis, avec une lenteur torturante, il fit glisser ses paumes vers le bas, suivant le contour de ses cuisses, jusqu’à atteindre ses genoux. — Retournez-vous, ordonna-t-il, la voix rauque. Elle obéit, le cœur battant si fort qu’il semblait résonner dans la pièce silencieuse. Quand elle fut face à lui, Daniel ne détourna pas le regard. Ses yeux sombres parcoururent son corps avec une intensité qui la fit se sentir nue, même avec le peignoir encore en place. Il leva une de ses mains, la portant à ses lèvres, et déposa un baiser doux sur sa paume, ses lèvres s’attardant une seconde de plus que nécessaire. — Vous êtes magnifique, dit-il, comme s’il s’agissait d’un secret. Lara sentit son visage s’échauffer, mais ne baissa pas les yeux. Il y avait quelque chose dans la façon dont il la regardait—comme si elle était la seule femme au monde, comme si chaque courbe de son corps était une découverte. Daniel saisit ses chevilles, les soulevant doucement pour appuyer ses pieds sur la table. Puis, avec des mouvements lents, il commença à masser ses mollets, ses doigts pressant des points dont elle ignorait l’existence, libérant une vague de plaisir qui se répandit comme du miel chaud dans ses veines. — C’est bon ? demanda-t-il, la voix chargée d’une malice subtile. — Oui, répondit-elle, le mot sortant dans un soupir. Il sourit, satisfait, et remonta ses mains, contournant maintenant ses genoux, ses doigts traçant des cercles paresseux à l’intérieur de ses cuisses. Lara retint son souffle. Chaque contact était une question, chaque mouvement une promesse. Daniel ne précipitait rien, comme s’il avait tout le temps du monde pour l’explorer. Quand ses mains atteignirent la jonction de ses jambes, il s’arrêta, ses pouces planant à quelques centimètres de cette partie d’elle qui palpitait déjà, avide. — Ici aussi, c’est tendu, murmura-t-il, ses lèvres frôlant presque son oreille. — Je peux ? Lara hésita une seconde. Ce n’était pas une question professionnelle. Elle le savait. Il le savait. Mais la façon dont il la regardait, comme s’il connaissait déjà la réponse, la fit acquiescer presque imperceptiblement. — Vous pouvez. Daniel ne perdit pas de temps. Ses doigts glissèrent sous le tissu du peignoir, trouvant la peau douce de l’intérieur de ses cuisses. Lara mordit sa lèvre inférieure, essayant de contenir un gémissement, mais le son lui échappa quand même, bas et tremblant. Il sourit, comme si c’était le son le plus doux qu’il ait jamais entendu, et continua, ses doigts traçant des lignes imaginaires de plus en plus près du centre de son désir. — Vous aimez ça ? demanda-t-il, la voix un ronronnement. — Oui, admit-elle, la voix brisée. — Et ça ? Ses doigts effleurèrent légèrement le contour de sa culotte, sans pénétrer, seulement en provoquant. Lara arqua le dos, un soupir s’échappant de ses lèvres entrouvertes. — *Mon Dieu, oui.* Daniel rit doucement, un son sombre et délicieux. — Pas encore, murmura-t-il. — Mais bientôt. Il écarta ses mains, la laissant haletante, et revint masser ses cuisses, maintenant avec plus de fermeté, comme si rien ne s’était passé. Lara faillit protester, mais sentit alors ses doigts revenir, cette fois glissant sous l’élastique de sa culotte, ses pouces trouvant l’endroit exact où elle avait le plus besoin de soulagement. — Ah, gémit-elle, ses hanches se soulevant involontairement contre sa main. — Chut, murmura-t-il, ses lèvres effleurant le lobe de son oreille. — On ne veut pas que quelqu’un entende, n’est-ce pas ? Lara mordit sa lèvre, essayant de se contrôler, mais c’était impossible. Ses doigts travaillaient avec une précision envoûtante, glissant, pressant, explorant chaque centimètre d’elle avec une lenteur qui frisait la cruauté. Elle sentait le plaisir s’accumuler, une vague prête à déferler, mais soudain, il s’arrêta. — Non, protesta-t-elle, la voix presque un gémissement. Daniel sourit, ses doigts encore humides de son désir. — Pas encore, répéta-t-il. — D’abord, je veux vous voir. D’un mouvement rapide, il tira le peignoir, la laissant complètement exposée. Lara aurait dû se sentir gênée, mais la façon dont il la regardait—comme si elle était une œuvre d’art, comme si chaque courbe était sacrée—la fit se sentir puissante. Daniel se pencha, ses lèvres effleurant la peau sensible de son ventre, tandis que ses mains remontaient, trouvant ses seins. — Parfaite, murmura-t-il, ses pouces effleurant ses tétons durcis. Lara arqua le dos, s’offrant à lui, ses doigts agrippant les draps. Daniel ne résista pas. Il baissa la tête, sa bouche se refermant sur un téton, suçant avec force tandis que sa main libre descendait à nouveau, ses doigts trouvant la chaleur humide entre ses jambes. — S’il vous plaît, supplia-t-elle, la voix brisée. Daniel leva la tête, ses yeux sombres brillant d’une promesse perverse. — S’il vous plaît, quoi ? Lara ne répondit pas avec des mots. Au lieu de cela, elle saisit son poignet, guidant ses doigts en elle. Daniel n’eut pas besoin de plus d’encouragement. Avec un gémissement bas, il la pénétra de deux doigts, la paume de sa main pressant contre son clitoris tandis que sa bouche capturait à nouveau la sienne dans un baiser affamé. Lara se désagrégea sous lui, le plaisir explosant en vagues qui la laissèrent sans souffle. Daniel ne s’arrêta pas, ses doigts bougeant avec une précision implacable, prolongeant chaque spasme, chaque tremblement, jusqu’à ce qu’elle soit complètement abandonnée. Quand il s’arrêta enfin, il la tira contre lui, ses lèvres effleurant sa tempe dans un baiser doux. — Ce n’était que le début, murmura-t-il. Lara ouvrit les yeux, son corps encore tremblant, et croisa son regard. Il y avait quelque chose là—une question, une invitation. Et elle savait que, si elle répondait, il n’y aurait plus de retour en arrière. L’huile coulait encore le long des contours du corps de Lara quand elle sentit les derniers vestiges de contrôle lui échapper entre les doigts. La table, autrefois un refuge de lin frais, semblait maintenant une scène où chaque mouvement résonnait en vagues de chaleur. Daniel était là, immobile pendant une seconde qui parut une éternité, ses doigts encore humides du contact avec elle, sa poitrine se soulevant et s’abaissant à un rythme trop rapide pour quelqu’un qui, quelques minutes plus tôt, gardait la contenance d’un professionnel. Ce fut l’odeur qui la décida. Pas le parfum sucré de l’huile de jasmin, ni l’arôme citronné qui émanait de sa peau, mais quelque chose de plus primitif—l’odeur de la peau échauffée, du désir contenu, des limites sur le point d’être franchies. Lara se retourna lentement, ses muscles encore tremblants de l’orgasme, et croisa le regard de Daniel fixé sur elle. Il y avait du feu là, mais aussi une question silencieuse. *Jusqu’où veux-tu aller ?* Elle ne répondit pas avec des mots. D’un mouvement fluide, Lara se redressa sur les coudes, ses seins encore couverts d’une fine couche d’huile qui reflétait la lumière douce de la pièce. La table grinça légèrement sous son poids, un son presque inaudible, mais suffisant pour briser le silence. Daniel ne recula pas. Ne détourna pas les yeux. Il se contenta d’incliner la tête, comme s’il attendait cela depuis le premier contact. — Lara…, murmura-t-il, la voix rauque, chargée d’avertissement et de désir. — Vous savez ce que vous faites ? Elle sourit, lentement, ses lèvres entrouvertes encore humides du baiser précédent. — Je sais exactement ce que je fais. Et puis, d’un geste qui ne permettait aucun retour en arrière, elle l’attira à elle. Le premier contact fut électrique. Les mains de Daniel, autrefois si sûres et précises, tremblaient maintenant légèrement en s’appuyant sur la table, de chaque côté de son corps. Lara sentit son poids, la chaleur de sa peau contre la sienne, la rugosité des poils de son torse effleurant ses tétons déjà durcis. Le baiser ne fut pas doux. Il fut affamé, désespéré, comme si tous deux avaient passé des heures—des jours—à contenir quelque chose qui débordait maintenant sans contrôle. La langue de Daniel envahit sa bouche avec une urgence qui la fit gémir, le son étouffé contre ses lèvres. Lara enroula ses doigts dans les cheveux courts de sa nuque, le tirant plus près, comme si elle voulait fusionner leurs corps sur place. Le goût de Daniel était enivrant—menthe, sueur, quelque chose de salé et de masculin qui lui donna envie de plus. Ses mains glissèrent le long de son dos, marquant chaque vertèbre de ses doigts, comme s’il mémorisait la géographie de ce corps. — Vous n’avez aucune idée de ce que vous me faites, murmura-t-il contre sa bouche, la voix si basse que Lara sentit les mots vibrer dans sa propre poitrine. — Alors montrez-moi, le défia-t-elle, arquant son corps pour presser ses hanches contre les siennes. Daniel n’eut pas besoin de plus d’encouragement. Avec un gémissement guttural, il descendit sa bouche le long de son cou, ses dents effleurant la peau sensible juste en dessous de l’oreille. Lara inclina la tête en arrière, s’offrant à lui, sentant chaque morsure légère, chaque coup de langue qui laissait une traînée de feu. Ses mains exploraient maintenant avec une confiance renouvelée, descendant le long des côtés de son corps, contournant ses seins sans encore les toucher, comme s’il savait que l’attente la rendrait folle. — Daniel…, son nom lui échappa comme une supplication, et elle s’en moqua. Il rit doucement, un son sombre et délicieux, avant d’envelopper enfin un sein de sa main, son pouce tournant autour du téton déjà douloureux de désir. Lara se cambra, un gémissement lui échappant tandis qu’il répétait le mouvement sur l’autre sein, ses doigts maintenant plus audacieux, serrant, tirant, jusqu’à ce qu’elle soit haletante. — Vous aimez ça ? La question était rhétorique, mais il voulait l’entendre dire. — Oui, admit-elle, la voix entrecoupée. — Plus. Daniel obéit. Sa bouche remplaça ses doigts, sa langue chaude et humide enveloppant le téton, suçant avec une pression qui fit planter les ongles de Lara dans ses épaules. Le plaisir était presque insupportable, une ligne ténue entre l’extase et la douleur, et elle s’accrocha à lui comme si c’était la seule chose qui la maintenait ancrée à la réalité. Pendant ce temps, ses mains ne s’arrêtèrent pas. Elles descendirent le long de son ventre, ses doigts traçant des cercles paresseux autour de son nombril, avant de finalement—*enfin*—glisser entre ses cuisses. Lara s’ouvrit à lui sans hésiter, les genoux s’écartant, sa respiration s’accélérant quand elle sentit ses doigts effleurer ses lèvres déjà gonflées. — Si mouillée, murmura-t-il, la voix chargée de satisfaction. — Si prête. Lara ne répondit pas. Elle ne pouvait pas. Elle gémit seulement quand il la pénétra d’un doigt, puis deux, ses mouvements lents, délibérés, comme s’il avait tout le temps du monde pour l’explorer. Elle se tordit sous lui, ses hanches bougeant dans un rythme instinctif, cherchant plus de pression, plus de profondeur. Daniel observait chacune de ses réactions avec une intensité presque troublante. Ses yeux sombres brillaient sous la lumière douce du spa, ses pupilles dilatées, sa respiration aussi rapide que la sienne. Quand Lara tendit la main pour toucher la bosse dure sous la serviette qu’il portait encore, il retint son souffle, les muscles de son abdomen se contractant sous son contact. — Vous voulez ça ? demanda-t-il, la voix rauque, tandis qu’elle enveloppait son érection de ses doigts, sentant la chaleur, la pulsation, la promesse de quelque chose de bien plus grand. — Je le veux, murmura-t-elle, le serrant légèrement. — Je veux tout. Ce fut suffisant. D’un mouvement rapide, Daniel écarta sa main et se débarrassa de la serviette, la jetant au sol sans cérémonie. Lara n’eut qu’une seconde pour admirer son corps—les muscles définis, la peau bronzée, l’érection fière—avant qu’il ne la tire plus près, leurs corps s’emboîtant comme s’ils avaient été faits l’un pour l’autre. La première poussée fut lente, presque hésitante, comme s’il voulait encore s’assurer qu’elle était prête. Lara ne le permit pas. Elle enroula ses jambes autour de sa taille, le tirant en elle d’un mouvement brusque qui arracha un gémissement à tous deux. Daniel saisit ses hanches, ses doigts s’enfonçant dans sa chair tandis qu’il commençait à bouger, chaque coup de reins plus profond, plus intense, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace entre eux. Lara s’accrocha à ses épaules, ses ongles marquant sa peau, ses gémissements se mêlant aux siens dans une symphonie de plaisir. La table grinçait sous le poids de leurs corps entrelacés, l’huile coulant entre eux, facilitant chaque mouvement, chaque glissement de peau contre peau. Daniel accéléra le rythme, ses hanches cognant contre les siennes avec une force qui lui faisait voir des étoiles, et Lara sut qu’elle ne tiendrait plus longtemps. — Je vais…, parvint-elle à dire, la voix brisée. — Jouis pour moi, ordonna-t-il, la voix un grognement. — Maintenant. Et elle obéit. L’orgasme la frappa comme une vague, l’entraînant dans une mer de sensations où il n’y avait plus de pensée, seulement un plaisir pur et dévastateur. Lara cria, son corps se tordant sous celui de Daniel, ses parois internes l’enserrant en spasmes qui le menèrent à son propre paroxysme. Avec un gémissement rauque, il s’enfonça profondément en elle une dernière fois, son corps tremblant tandis qu’il se déversait, ses lèvres trouvant les siennes dans un baiser désespéré. Pendant un long moment, il n’y eut d’autre son que leurs respirations haletantes, leurs cœurs battant à l’unisson. Daniel s’effondra sur elle, son poids réconfortant, leurs corps encore unis, encore tremblants. Lara passa ses doigts dans ses cheveux, sentant la sueur sur sa nuque, la chaleur de sa peau. — Ça, murmura-t-il, la voix étouffée contre son épaule, ce n’était que le début. Lara sourit, ses lèvres effleurant son oreille. — Alors montre-moi le reste. Daniel ne perdit pas de temps. D’un mouvement fluide, il se redressa sur les coudes, les muscles de ses bras bien dessinés sous la lumière dorée qui filtrait à travers les rideaux entrouverts. L’huile brillait encore sur sa peau, se mêlant à la sueur qui commençait à couler le long de ses tempes, de sa poitrine, des sillons entre ses abdominaux. Lara l’observait les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes, la respiration encore accélérée par l’orgasme qui venait de la traverser. Mais il n’avait pas l’intention de la laisser se reposer. — Vous pensez que c’est fini ? demanda-t-il, la voix basse, presque un murmure, tandis qu’une de ses mains glissait le long de son corps, contournant le contour de ses seins, descendant le long de son ventre tremblant. — Je n’ai même pas encore commencé à vous goûter. Lara arqua le dos quand ses doigts trouvèrent le point sensible entre ses cuisses, déjà gonflé et palpitant. Un gémissement rauque, presque animal, lui échappa. Elle ne se reconnaissait plus à cet instant—ce n’était plus l’exécutive contrôlée, la femme qui calculait chaque mouvement, chaque mot. Là, sur cette table qui sentait le santal et le sexe, elle n’était plus qu’un corps en feu, livré à cet homme qui semblait savoir exactement comment la démonter. — Daniel…, son nom sortit comme une supplication, mais il se contenta de sourire, lent et dangereux. — Dites-moi ce que vous voulez, ordonna-t-il, ses doigts tournant, pressant, sans jamais lui donner exactement ce dont elle avait besoin. — Je veux l’entendre. Lara mordit sa lèvre inférieure, ses dents s’enfonçant dans la chair tendre. La frustration et le désir s’entremêlaient, rendant sa voix plus rauque. — Je vous veux… en moi. Encore. Il rit, un son sombre et satisfait, et retira sa main seulement pour se positionner entre ses jambes, ses genoux écartant ses cuisses avec une pression ferme. Lara sentit le gland épais de son sexe effleurer son entrée, humide et chaude, et un frisson parcourut son échine. Mais Daniel ne la pénétra pas. Pas encore. Au lieu de cela, il se pencha sur elle, ses lèvres planant au-dessus des siennes, si près qu’elle pouvait sentir la chaleur de son souffle. — Comme ça ? demanda-t-il, s’enfonçant juste assez pour la faire gémir, mais reculant avant qu’elle ne puisse s’ajuster à sa taille. — Non…, haleta-t-elle, ses ongles s’enfonçant dans ses larges épaules. — Plus. — Plus quoi ? Il la provoqua, ses lèvres effleurant les siennes tandis qu’il parlait, sa langue traçant le contour de sa bouche. — Dites-le. — Plus profond. Les mots sortirent dans un murmure désespéré. — S’il vous plaît. Daniel n’eut pas besoin de plus d’encouragement. D’un mouvement unique, il s’enfonça en elle jusqu’à la garde, son corps s’ouvrant pour l’accueillir dans un spasme de plaisir. Lara cria, son dos s’arquant hors de la table, ses doigts s’agrippant aux draps de soie. Il ne lui donna pas le temps de s’habituer—il commença à bouger immédiatement, ses hanches cognant contre les siennes dans un rythme implacable, chaque coup de reins plus profond que le précédent. Le son de la peau contre la peau emplit la pièce, se mêlant aux gémissements de Lara et aux grognements rauques de Daniel. Il appuya une de ses mains à côté de sa tête, l’autre glissant le long de son corps, serrant un sein, pinçant un téton, descendant pour saisir sa cuisse et la soulever, changeant l’angle pour que chaque mouvement l’emmène encore plus profondément. — Vous aimez ça ? demanda-t-il, la voix rauque, les yeux fixés sur les siens tandis qu’il s’enfonçait encore et encore. — Aimez-vous me sentir vous remplir ? — Oui, parvint-elle à dire, la voix brisée. — Mon Dieu, oui… Daniel accéléra le rythme, ses hanches bougeant avec une urgence qui faisait légèrement grincer la table sous eux. Lara sentait chaque centimètre de lui, chaque veine, chaque pulsation, comme s’il gravait sa marque en elle. Et puis, sans avertissement, il se retira complètement, la laissant vide, haletante. — Que… ? commença-t-elle, confuse, mais il la retournait déjà sur le ventre d’un mouvement rapide. — Je vous veux comme ça, murmura-t-il, ses grandes mains saisissant ses hanches et les soulevant, la laissant à genoux sur la table, le visage pressé contre les draps. — Je veux vous voir vous ouvrir pour moi. Lara n’eut pas le temps de répondre. Daniel la pénétra à nouveau, cette fois par derrière, et le nouvel angle la fit crier, ses ongles griffant la soie tandis qu’il la remplissait d’une manière complètement différente. Sa main glissa le long de son dos, ses doigts s’enroulant dans ses cheveux, la tirant légèrement en arrière tandis qu’il s’enfonçait avec force. — Vous êtes si bonne, grogna-t-il, ses dents effleurant la courbe de son épaule. — Si serrée… si mouillée… Lara ne pouvait plus former de mots. Chaque coup de reins la rapprochait du bord, le plaisir s’accumulant dans son ventre comme une tempête prête à éclater. Daniel sentit le changement dans son corps—ses muscles internes se resserrant autour de lui, ses gémissements devenant plus aigus, plus désespérés. Il lâcha ses cheveux et glissa sa main devant elle, ses doigts trouvant son clitoris gonflé et commençant à tourner en mouvements rapides et précis. — Jouis pour moi, ordonna-t-il, la voix un grognement contre sa peau. — Jouis sur ma queue. Et ce fut trop. Lara ne put résister. L’orgasme la frappa comme une vague, l’entraînant dans un abîme de sensations où il n’y avait plus de contrôle, seulement un plaisir pur et dévastateur. Elle cria, son corps se tordant tandis que ses parois internes se resserraient autour de Daniel en spasmes rythmés, chaque pulsation lui arrachant un gémissement rauque. Daniel ne s’arrêta pas. Même quand elle commença à trembler, même quand ses gémissements se transformèrent en sanglots étouffés, il continua à bouger, prolongeant le plaisir jusqu’à ce qu’elle soit complètement épuisée, son corps mou sous le sien. Ce n’est qu’alors qu’il se permit de jouir à son tour, s’enfonçant profondément en elle une dernière fois avant de se déverser en jets chauds, son corps tremblant tandis qu’il se vidait. Pendant un long moment, il n’y eut d’autre son que leurs respirations haletantes, leurs cœurs battant à l’unisson. Daniel s’effondra sur elle, son poids réconfortant, leurs corps encore unis, encore tremblants. Lara passa ses doigts dans ses cheveux, sentant la sueur sur sa nuque, la chaleur de sa peau. — Ça, murmura-t-il, la voix étouffée contre son épaule, ce n’était que le début. Lara sourit, ses lèvres effleurant son oreille. — Alors montre-moi le reste. Daniel rit doucement, le son vibrant contre sa peau, et roula sur le côté, l’attirant contre lui. Lara se blottit contre lui, son corps encore picotant, son esprit déjà anticipant ce qui allait suivre. Ses mains recommencèrent à l’explorer, lentes, délibérées, comme s’ils avaient tout le temps du monde. Et peut-être l’avaient-ils. Après tout, la nuit était encore une promesse. Le premier rayon de soleil traversa les rideaux entrouverts de la salle de massage, dessinant des bandes dorées sur les draps froissés. Lara se réveilla avec le poids chaud de Daniel derrière elle, un bras musclé enroulé autour de sa taille, sa respiration lente et profonde contre sa nuque. L’air sentait le sexe et l’huile de santal, mêlé à la sueur séchée de leur peau. Elle ferma les yeux un instant, se laissant couler dans la sensation de plénitude—son corps endolori aux bons endroits, son esprit léger comme elle ne l’avait pas senti depuis des années. Daniel remua, ses lèvres effleurant la courbe de son épaule dans un baiser paresseux. Une de ses mains glissa le long de son ventre, s’arrêtant juste en dessous de ses seins, comme s’il n’était pas encore prêt à renoncer à ce contact. — Bonjour, murmura-t-il, la voix rauque de sommeil et de plaisir. Lara sourit, se retournant lentement pour lui faire face. Son visage était à moitié caché dans les oreillers, ses cheveux sombres ébouriffés, ses lèvres légèrement gonflées. Elle passa ses doigts sur sa barbe naissante, sentant la rugosité contre sa peau sensible. — Bonjour, répondit-elle, la voix tout aussi rauque. — Ou bonne fin de nuit, selon comment on voit les choses. Il rit, bas, et la tira plus près, jusqu’à ce que leurs corps s’emboîtent parfaitement, cuisse contre cuisse, poitrine contre poitrine. Lara sentit la chaleur de son érection matinale presser contre sa hanche et ne put s’empêcher de sourire malicieusement. — Vous êtes insatiable, le taquina-t-elle, mordillant sa lèvre inférieure. — Et vous, vous vous plaignez ? Daniel arqua un sourcil, ses doigts traçant déjà des cercles paresseux à l’intérieur de sa cuisse. — Pas le moins du monde. Il l’embrassa alors, lent et profond, comme s’ils avaient encore tout le temps du monde. Lara s’abandonna à ce contact, au goût de café et de péché qui persistait encore dans sa bouche, aux mains qui la connaissaient maintenant comme si elles l’avaient explorée toute leur vie. Mais quand il commença à la tirer sur lui, elle l’arrêta d’un geste doux. — Il faut que j’y aille, dit-elle, la voix plus ferme qu’elle ne l’aurait voulu. Daniel s’immobilisa une seconde, ses yeux sombres cherchant les siens. Puis, il hocha la tête, comme s’il savait déjà que ce moment aurait une fin. Il s’appuya sur les coudes, l’observant tandis qu’elle s’asseyait au bord du lit, les draps glissant et révélant les marques rouges sur son dos—vestiges de ses ongles, de ses dents, de ses baisers urgents. — Vous avez des engagements ? demanda-t-il, la voix neutre, mais il y avait quelque chose derrière, une curiosité qui n’était pas seulement professionnelle. Lara prit la serviette qui avait été laissée sur la chaise et l’enroula autour de son corps, sentant le tissu rugueux contre sa peau encore sensible. — J’ai une réunion à neuf heures. Elle regarda l’horloge au mur, les aiguilles indiquant six heures quarante-cinq. — Et je dois passer chez moi me changer. Daniel se leva d’un mouvement fluide, nu, sans aucune pudeur. Lara ne put s’empêcher de laisser son regard parcourir son corps—les muscles définis, les fines cicatrices sur ses bras, la ligne sombre de poils descendant de son nombril jusqu’à son sexe à moitié érigé. Il prit un pantalon de survêtement par terre et l’enfila, sans se presser. — Je peux vous emmener, proposa-t-il en attrapant un t-shirt propre dans l’armoire. Lara hésita. Une partie d’elle voulait accepter, prolonger ce moment, faire semblant que le monde extérieur n’existait pas. Mais l’exécutive en elle savait qu’elle ne pouvait pas se permettre de mélanger les choses. — Mieux vaut pas, dit-elle enfin, forçant un sourire. — Mais merci. Daniel n’insista pas. Il se contenta de hocher la tête, comme s’il comprenait parfaitement la frontière ténue entre ce qu’ils avaient partagé et la réalité. Il s’approcha d’elle, ses mains trouvant sa taille par-dessus la serviette, ses pouces traçant des cercles lents sur sa peau exposée. — Alors c’est un au revoir ? demanda-t-il, la voix basse, presque désinvolte. Lara sentit sa poitrine se serrer. Ce n’était pas un au revoir, pas exactement. Mais ce n’était pas non plus un « à bientôt ». C’était quelque chose entre les deux, quelque chose qui n’avait pas de nom. — C’est un « merci », répondit-elle, se hissant sur la pointe des pieds pour embrasser le coin de sa bouche. — Pour hier soir. Daniel prit son visage entre ses mains, ses doigts chauds contre sa peau fraîche du matin. — Ce fut un plaisir, Lara. Littéralement. Elle rit, le son résonnant dans la pièce silencieuse. Puis, elle s’éloigna, attrapant son sac qu’elle avait laissé sur la table de massage. Quand elle se retourna pour partir, Daniel était toujours au même endroit, les mains dans les poches, le regard fixé sur elle. — Vous allez revenir ? demanda-t-il avant qu’elle ne puisse ouvrir la porte. Lara s’arrêta, la main sur la poignée. Pendant une seconde, elle envisagea de mentir. De dire oui, qu’elle reviendrait, que cela pourrait se reproduire. Mais la vérité était plus compliquée. — Je ne sais pas, admit-elle en le regardant par-dessus son épaule. — Mais si je reviens, je vous chercherai. Daniel sourit, un sourire lent et satisfait, comme si ces mots lui suffisaient. — Je serai là. Elle hocha la tête, puis ouvrit la porte. La lumière du couloir envahit la pièce, éclairant son visage un instant avant qu’elle ne sorte. Lara ne se retourna pas en marchant dans le spa vide, ses talons résonnant sur le sol de marbre. L’air conditionné était allumé, mais elle sentait encore la chaleur de sa peau, le poids de ses mains, le goût de sa bouche. Dans la voiture, en conduisant vers chez elle, elle essaya de se concentrer sur la réunion, sur les chiffres, sur les rapports. Mais son esprit revenait sans cesse à la nuit précédente—aux gémissements étouffés contre l’oreiller, à la façon dont Daniel l’avait regardée comme si elle était la seule femme au monde, à la sensation d’être désirée d’une manière qui allait au-delà du physique. En arrivant chez elle, elle enleva ses vêtements et entra sous la douche, laissant l’eau chaude couler sur son corps. Les marques de ses mains étaient encore là, petites traces rouges qui disparaîtraient en quelques heures. Elle passa ses doigts dessus, sentant sa peau picoter légèrement, et sourit. Dans le miroir de la salle de bain, en s’essuyant, Lara se regarda vraiment pour la première fois depuis des mois. Ses yeux brillaient, ses joues étaient roses, ses lèvres encore un peu gonflées. Elle semblait… vivante. Comme si quelque chose en elle s’était réveillé et ne voulait plus se rendormir. Elle s’habilla avec soin, choisissant un tailleur gris qu’elle savait la faire paraître puissante. Mais en attachant ses cheveux en un chignon sévère, elle laissa quelques mèches s’échapper, comme si une partie d’elle refusait de revenir à la version contrôlée d’elle-même. Au bureau, pendant la réunion, son téléphone vibra dans la poche de sa veste. Elle l’ignora, mais quand elle put enfin vérifier, il y avait un message d’un numéro inconnu. *« J’espère que votre matinée est aussi bonne que ma nuit l’a été. — D. »* Lara sourit, rangeant son téléphone dans sa poche. Elle ne répondit pas. Elle n’en avait pas besoin. Parce que, d’une manière ou d’une autre, elle savait que ce n’était pas la fin. C’était seulement le début de quelque chose que ni l’un ni l’autre ne parvenait encore à nommer.

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